Association des parents
du Collège Durocher Saint-Lambert

votre trait d'union

Capsules-conseils

Du primaire au secondaire : zone de turbulences ?

Votre enfant quitte sa petite école de quartier pour entrer dans une école qui abrite souvent plus de 1000 élèves et dont l'organisation scolaire est plus complexe (horaire structuré différemment, des changements de professeurs à tous les cours, etc.). Vous appréhendez le début du secondaire pour votre enfant ? Lui aussi. Et il ne sera pas le seul bousculé par les défis qui l'attendent – soyez prêt !

Vous étiez un parent d'enfant, vous deviendrez lentement un parent d'adolescent. Pour vous aussi, le quotidien sera en grande mouvance dans ce nouveau cycle qui s'amorce. Votre « ado en devenir » sera appelé à vivre toutes sortes d'expériences nouvelles, tantôt enrichissantes, tantôt éprouvantes. Il devra les vivre une à une et en tirer des apprentissages essentiels à son développement. Vous ne devez donc pas chercher à éliminer les difficultés qui se présenteront à lui, mais bien à le préparer et surtout à le soutenir.

Ce n'est pas le moment de laisser votre jeune s'organiser tout seul – même si c'est ce qu'il revendique. Si vous ne vous informez pas des activités scolaires de votre enfant, cela pourrait être interprété comme du désintérêt, et votre enfant pourrait être tenté de négliger ses études. Gardez un œil ouvert sur la vie scolaire de votre jeune au collège, en particulier durant les deux premières années du secondaire.

La première année du secondaire sera déterminante dans le parcours de vie de votre enfant. Si votre jeune a eu un passage facile à l'école primaire (bons résultats, bon comportement, bons rapports sociaux), il est probablement en bonne position pour entreprendre son secondaire. Cela dit, votre soutien (disponibilité, encadrement, implication) sera toujours un élément clé dans le succès de cette aventure qui commence pour lui.

Si vous cherchez des pistes de réflexion et d'intervention pour accompagner votre enfant pendant cette étape importante de son développement, vous en trouverez de nombreuses dans le petit livre Le passage du primaire au secondaire de Sylvie Hébert, aux éditions Les parents d'abord enr. Publié en 1994, cet ouvrage est facile à consulter et toujours d'actualité.

Pour en savoir plus

Le passage du primaire au secondaire , de Sylvie Hébert, aux éditions Les parents d'abord enr., 1994.

Dossier spécial rentrée dans Le Devoir, 13 août 2007, disponible à partir du site de l'Infobourg

Dans la Collection de l'Hôpital Sainte-Justine pour les parents :

L'estime de soi des adolescents, DUCLOS, Germain, Danielle LAPORTE, Jacques ROSS, Montréal, Éditions de l'Hôpital Sainte-Justine, 2002.

Guider mon enfant dans sa vie scolaire , DUCLOS, Germain, Montréal, Éditions de l'Hôpital Sainte-Justine, 2006.

Le bal des finissants d'accord, mais qu'en est-il de l'après-bal ?

Une fois la tenue vestimentaire choisie et la décision enfin prise d'aller au bal accompagné(e) ou pas, votre jeune a l'esprit à la fête. En effet, pour lui, l'obtention du diplôme d'études secondaires (DES) marque la fin d'une étape parfois laborieuse, mais surtout le stade de sa vie à partir duquel il aura davantage l'impression de prendre en main sa destinée. Qu'en est-il toutefois du mégaparty d'après-bal?

Comme parents, vous avez soutenu et encouragé votre jeune tout au long de son parcours au secondaire, il est donc naturel de favoriser, financièrement sans doute mais moralement surtout, l'esprit de fierté de votre jeune devant la réussite de son DES et la célébration unique que symbolise le bal des finissants.

Mais il y a l'après-bal ! Pour certains, ce pourrait bien être le mégaparty, l'occasion des premières relations sexuelles, de la première « virée ». Après tout, l'occasion fait le larron et quand on fête, on est game ! Francine Duquet, professeure au Département de sexologie de l'UQAM, a écrit un article sur le sujet de l'après-bal dans la revue PRO-ADO. Voici quelques pistes de réflexion tirées de son article :

  • Répétez à votre jeune vos valeurs liées au respect de soi et des autres;
  • Faites-le réfléchir sur les aboutissements possibles de cette soirée;
  • Convenez avec lui d'une heure stricte de rentrée, etc.

« Un verre ou deux d'alcool ne suscite aucune inquiétude. Avoir sa première « brosse », peut vous sembler rigolo et inévitable. Mais que votre fils soit saoul, qu'il fasse un trip à quatre pour ne s'en souvenir que vaguement par la suite, qu'il ait été filmé durant ces ébats et que ces images circulent auprès des autres jeunes de la « gang », c'est une autre chose. »

Si vous voulez guider votre jeune en cherchant de l'information sur l'après-bal dans Internet, vous trouverez sans doute plus d'annonceurs désireux de louer des salles ou des chalets pour l'après-bal, que des articles de fond susceptibles de vous éclairer. Ne vous découragez pas, persévérez dans votre recherche, vous trouverez entre autres plusieurs témoignages de jeunes qui ont vécu de belles et de moins heureuses expériences lors de l'après-bal.

Pour en savoir plus

DUQUET, Francine, Si le bal des finissants est le signe d'un bel accomplissement... est-ce que l'après-bal est un simple divertissement? Message aux parents, PRO-ADO, vol.14, no 4. Article disponible dans le portail, dans la zone des documents de la communauté APCDSL.

Les trucs d'Étienne Lapointe ou la motivation en fin d'année

L'arrivée du printemps nous rappelle que nos jeunes voudront bientôt (eux aussi) profiter du soleil et qu'il sera plus difficile de les motiver pour bien compléter la dernière étape de l'année scolaire. Pour certains, il faudra même un effort supplémentaire pour éviter les cours d'été et les examens de reprise.

Étienne Lapointe, un « jeune » ancien du CDSL, a publié en 2006 un petit bijou rempli de conseils pratiques pour ses amis aussi étudiants - Réussir, ça s'apprend - Trucs et conseils d'un étudiant qui réussit, Septembre éditeur. Les trucs d'Étienne ont déjà inspiré plusieurs de nos jeunes qui l'ont rencontré au salon du livre du pavillon Saint-Lambert à l'automne 2006.

Faire ce qu'on aime le moins en premier, prendre efficacement des notes de cours, utiliser des trucs mnémotechniques, bien gérer les bouffeurs de temps (le chat ou clavardage, le téléphone et la télé, etc.), sont tous des trucs proposés et expliqués simplement par Étienne à ses collègues étudiants.

Donnez un ou deux trucs par semaine à votre jeune. Cela pourrait bien représenter la source de motivation supplémentaire dont il a besoin pour bien franchir la dernière étape. Ce geste est du temps bien investi, car tous ces trucs lui serviront encore dans sa carrière d'étudiant et même dans sa vie professionnelle.

Faites réaliser à vos jeunes ados qu'ils doivent persévérer car la dernière étape de l'année scolaire est souvent la plus importante. Les examens du ministère pour certains, la pondération des notes plus élevée à la 4e étape pour d'autres, ce sont des réalités que les parents doivent rappeler aux jeunes. Le ferez-vous ?

Vous sentez que vous n'avez ni le temps ni le pouvoir d'intervenir auprès de votre jeune? « Cela ne doit pas pour autant nous enlever notre volonté d'agir. Vouloir agir, ce n'est pas seulement projeter de le faire; c'est se lancer dans l'action et y consacrer le temps et l'énergie nécessaires. D'ailleurs, n'est-ce pas ce que nous attendons de nos jeunes dans leurs études? »1

Pour en savoir plus

1 La motivation des enfants, le rôle des parents, de Paul Darveau et Rolland Viau, Éditions du Renouveau Pédagogique Inc., 1997.

Au retour de l'école.La place des parents dans l'apprentissage scolaire, de Marie-Claude Béliveau, Collection de l'Hôpital Sainte-Justine.

Lumière sur la cote R

Votre jeune est en 5e secondaire et il s'apprête à choisir un programme d'études et un cégep afin de poursuivre ses études l'an prochain. Il vous consulte pour savoir quel collège il devrait fréquenter pour obtenir la meilleure cote R possible.

Vous avez un vague souvenir de la cote Z, mais la cote R demeure un mystère pour vous !

  • Qu'est-elle au juste ?
  • À quoi sert-elle ?
  • Comment est-elle calculée ?
  • Choisir un cégep plutôt qu'un autre permettra-t-il à votre jeune d'obtenir une meilleure cote R ?

Vous trouverez réponse à ces questions en consultant l'excellent dossier La cote de rendement au collégial (cote R) disponible sur le site monemploi.com

Pour en savoir plus sur la méthode de calcul et voir des exemples, il faut lire La cote de rendement au collégial : ce qu'elle est, ce qu'elle fait, document produit par la CRÉPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec).

Voilà, vous comprenez mieux la cote R, mais vous ignorez quelle cote R votre jeune doit viser pour être admis dans le programme d'études de son choix. Chaque année, les universités publient leurs statistiques d'admission et indiquent la cote R du dernier étudiant admis. À titre d'exemple, examinez les statistiques d'admission de l'Université de Montréal et de l'Université du Québec à Montréal.

Ma fille veut se faire tatouer

Un autre sujet d'inquiétude ? Soyons positifs : une autre occasion d'avoir de belles et longues discussions avec son ado ! Alors que dans « notre » temps les tatouages et les perçages corporels étaient de simples symboles de virilité, une étude récente de Santé Canada révèle qu'il s'agit maintenant d'une mode.

Le même rapport confirme d'ailleurs que ce sont les jeunes filles qui choisissent en majorité d'adopter cette nouvelle mode.

Cette étude effectuée à l'automne 2000 conclut entre autres que l'adolescent tatoué et percé figure parmi les premiers à adopter un style, et qu'il est généralement porté à avoir des comportements à risque. Il s'agit d'un adolescent cool qui exerce une influence sur le style et le comportement de ses pairs. Nous sommes maintenant en 2007 et la multiplication des boutiques de tatouage semble indiquer que ce phénomène à la mode n'est pas en perte de vitesse, au contraire.

Si malgré vos recommandations, votre ado décide tout de même de se faire tatouer, rappelez-lui l'essentiel. Les tatouages et les perçages corporels peuvent amener des problèmes de santé s'ils ne sont pas faits avec les soins requis et aux endroits appropriés sur le corps. Effectués par des amateurs, ils peuvent causer de graves infections telles que le VIH et le SIDA, l'hépatite B ou l'hépatite C. Un parent aux prises avec ce problème veut savoir si l'endroit où son jeune veut se faire tatouer est salubre.

Finalement, il bon de répéter que, contrairement aux perçages, aux coupes de cheveux ou aux modes passagères, les tatouages sont permanents. Il faut donc que votre ado soit absolument certain qu'il veut vraiment avoir un tatouage.

Pour en savoir plus

Rapport spécial sur la jeunesse, le perçage corporel, le tatouage et l'hépatite C Tatouage et perçage, Santé Canada Tatouage et perçage

Dernière mise à jour de cette page : le 27 août 2009
par le comité de communications de l'APCDSL